Marokko, Tag 1 – ankommen

Jour 5: Tanger – Moulay Bousselham

Nous voilà arrivés au Maroc! Peu après minuit, nous avons enfin pu quitter le navire.

Photo de ma Dashcam – que j’ai ensuite démontée, pendant les contrôles

Tout d’abord les contrôles – et une surprise: Nous aurions dû faire tamponner nos passeports déjà à bord du navire. Probablement il y avait eu une annonce, mais ces annonces par haut-parleur ont été multiples et on n’en a pas beaucoup fait attention.

Mais ce n’était pas grave. Nous avons seulement dû nous arrêter un moment, aller dans un bureau, y rendre nos fiches (que j’ai, hélas, encore reçu à la réception du navire et l’officier de police nous a donné le tampon dans nos passeports et y a écrit encore un numéro. Ce numéro allait encore devenir important – il est à noter sur chaque fiche d’inscription sur les campings.

Puis, le contrôle de douane. C’était un peu plus compliqué et a consommé un peu plus de temps. On n’en a plus l’habitude chez nous en Europe où il y a, heureusement, plus de réelles frontières. Mais tout de même, ça allait bcp plus vite que l’entrée en Russie ou en Algérie, peut-être comparable à l’entrée en Tunisie (en 1988 ou en 1993).

Tout d’abord, j’ai dû ranger un peu parmi les files d’attente et un moment, ça a fait un bruit très désagréable: je n’avais pas vu le bas d’un pilier et cela m’a “gratté” une partie du bas de mon garage. Pas très grave, mais pas beau non plus.

D’ailleurs, il y a eu pas mal de gens qui ont circulé à pied entre les files de voitures, des vendeurs (plus ou moins officiels, je pense) qui ont voulu nous vendre une carte SIM marocaine. Mais j’ai besoin d’une SIM spéciale, seulement internet, et celle-ci je l’acheterai dans un magasin officiel. Ca sera plus sûr.

En plus, on a pu voir de temps à autre des garçons plutôt jeunes qui se sont cachés entre les voitures et ont visiblement essayé de franchir illégalement la frontière. Dans quelle direction, je ne peux pas le dire. Probablement vers les bâteaux (même si nous allions au sens inverse). Mais ceux qu’on a vus, ils ont été tous captés par les douaniers qui couraient au moins aussi vite que ces pauvres jeunes gens. D’ailleurs, tout le port est en dessous de murs assez hauts sous l’escarpement des collines, qui, eux, sont couverts de barbelés. Je suis sûr que ce n’est pas le Maroc qui a financé cette protection pour l’Europe. Mais cela n’a pas encore l’apparence dramatique comme p.ex. la frontière de l’exclave espagnole Ceuta qui se trouve seulement a une vingtaine de kilomètres d’ici.

Partie du parking au port de Tanger Méd, on voit aussi l’escarpement où thrône un petit mur et une clôture barbelée, non c’est pas à Berlin…, mais presque aussi insurmontable pour ceux qui ne sont pas citoyens (ou, au moins, détenteur d’un droit de séjour) d’un pays riche…

Mais revenons à notre histoire. Après avoir passé le douane, on m’a dit que je devais me garer et que j’avais besoin d’une fiche spéciale pour la voiture (“fiche blanche”). Alors, je suis allé vers un bureau où une femme officier de douane très gentille a scanné mon passeport et ma carte grise (passeport de la voiture) et m’a donné ensuite un petit papier (format carte de crédit) imprimé avec mes données et celles de la voiture. C’était pour l’importation officielle de la voiture et ça donne droit à l’utiliser au pays pendant 180 jours sans payer des douanes. La voiture n’est plus inscrite au passeport (ce système est tout nouveau, aussi pour les douaniers), et il faudra absolument bien conserver ce petit bout de papier!

Après, le douanier a seulement voulu savoir si j’avais quelque chose à déclarer (j’ai répondu “Non, pas que je sache.”) et m’a encore demandé si j’avais apporté une drône (ma réponse: “Non, je n’en possède pas.”) et il n’a même pas voulu regarder le camping-car. Montrant le petit papier blanc, on a vite pu passer le dernier contrôle.

Il est déconseillé de rouler au Maroc pendant la nuit, alors nous nous sommes arrêtés directement au grand parking derrière le dernier contrôle. C’est là où s’arrêtent aussi les gens au retour pour faire leur Check-in. Il y avait quelques autres camping-cars et quelques voitures, mais pratiquement pas de gens. On a passé une nuit vraiment tranquille.

Le lendemain, nous sommes partis après le petit déjeuner et avons décidé de prendre la route côtière vers la ville de Tanger (distante à environ 30 km du port, portant son nom). Il a fait vraiment beau, le soleil a brillé et il y a eu des températures agréables (peut-être 15 degrés, je ne me rappelle plus exactement). Et la vue sur la côte espagnole a aussi été belle. La dernière vue vers l’Europe.

Le rocher de Gibraltar, vu de l’Afrique
Tarifa et une partie de la côte espagnole, l’inverse, je l’ai vu déjà plusieurs fois, en 1985, 1995 et en 2015

La ville de Tanger, nous avons décidé de l’éviter. Je n’ai pas encore l’habitude de rouler au Maroc et ce serait une mauvaise idée de se jeter tout de suite dans la mêlée d’une ville qui a autant d’habitants que Zurich. Alors, on l’a contournée au sud, en se dirigeant vers l’aéroport et enfin (après un petit bout de chemin non goudronnée à travers un village), on s’est retrouvé à la côte, mais cette fois-ci de l’Atlantique, plus du Détroit de Gibraltar et, bien sûr, non plus de la Méditerranée.

L’Atlantique, enfin! Au fond à droite le Cap Spartel.

Après s’être arrêté quelque part au bord de la route, un policier (ou militaire?) est descendu d’une camionnette blanche et nous a dit que nous devrions nous arrêter quelques mètres plus loin. Ah oui – le territoire en face (à droite de la route) avait un mur barbelé. Mais plus tard, j’ai vu que ce n’était pas de territoire militaire, mais juste le début de la piste de l’aéroport. Mais il vaut mieux ne pas publier de photo de là.

Après une courte pause (la plage et la mer ont été difficilement accessibles à cause de quelques petits chenaux remplis d’eau – on aurait dû y aller pied nu, alors nous ne l’avons pas fait) nous avons décidé de regarder encore Cap Spartel. Mais le parking du phare a été payant et nous avons continué un peu notre route, jusqu’à l’entrée de Tanger où nous avons fait demi-tour. Là, et sur toute notre route, il y a eu beaucoup de beaux villas et aussi pas mal de terrains militaires ou royaux (p.ex. une grande écurie couvrant – par estimation – au moins un kilomètre carré). De retour près du Cap Spartel, un vendeur ambulant a vendu des fruits qui paraissaient des fraises (et avaient un goût un peu pareil et très savoureux), mais étaient quand même bien différents à ces dernières. Un peu entre fraises et litchi. Il les a collectés dans les environs. Un sac a couté deux Dirham, mais comme nous n’avions pas encore de monnaie et que des gros billets (minimum 100 Dh), nous lui avons donné un Euro, cinq fois plus. Mais lui, il avait eu le travail de récolte, et ce n’était quand même pas trop payé pour ce travail dur, je pense.

Fruits du Cap Spartel – je n’en connais pas encore le nom

Ensuite, nous avons décidé d’aller un peu vers le sud, mais par la route normale, lelong de la côte, pas l’autoroute. Asilah, la prochaine ville, ne semblait pas être intéressant, alors j’ai continué. Un moment donné, j’ai réalisé qu’il fallait bien faire le plein. La dernière fois que j’avais rempli le réservoir de Diésel, c’était encore en Autriche, après avoir reçu mes pneus d’hiver à Diepoldsau. Mais une station service Shell lelong de la route n’avait plus de Diésel. Vers la ville de Larache, le réservoir commençait à devenir assez vide. La première station service n’avait pas de carburant non plus. Au centre-ville, j’ai enfin trouvé une station service même assez bon marché où j’ai pu faire le plein (78.5 litres pour 757 Dh, alors le réservoir n’était pas encore si vide qu’il paraissait!). On a roulé jusqu’ici 892.2 km (18:34 heures), avec une moyenne de 47 km/h et 8.6 l sur 100 km.

Ensuite, on a fait des courses au supermarché Marjane à la sortie de Larache et on a pris l’autoroute jusqu’à Moulay Bousselham pour y arriver aux derniers rayons de lumière à un camping, apparemment le seul qui a été ouvert.

Arrivée au camping Atlantis Gate de Moulay Bousselham

On y a bien mangé (du poisson varié) au restaurant (et ainsi on a eu le code pour le Wifi, nous n’avons pas encore pu acheter une carte pour notre router 4G), mais les installations électriques sont une catastrophe (mais je n’en ai pas fait de photo). Heureusement, le gérant du restaurant (qui a été vraiment très, très gentil) nous a montré une prise dans un bâtiment qui a au moins fonctionné (malgré qu’elle n’a pas été bien fixée au mur).

Statistique du jour:
Trajet roulé: 233.4 km
Temps: 5:32
Moyenne: 42 km/h
Consommation: 8.2 litres sur 100 km

P.S.: Comme j’ai déjà écrit un autre jour (en allemand), un click droit sur les photos et le choix “ouvrir dans un nouveau Tab” (ou dans une nouvelle fenêtre) les ouvre en format plus grand!

udo

One thought on “Marokko, Tag 1 – ankommen

  1. Salut Udo et Elena,
    Merci pour le rapport très interessant du Maroc et pour les détails du voyage là-bas. Bonne année et bon voyage d’Uli (avec Brigitte)

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